L’armée débaptise une promo de Saint Cyr...!



Quelle honte !!! Quel scandale!!! Quelle ignominie !!!

Pauvre France, pauvre armée française, pauvre ESM !!!

Quand la vilénie et la mesquinerie se mêlent à la traîtrise …

Aucun des gens qui décident aujourd’hui de cette mesure indigne et déshonorante n’arrive à la cheville de Georges Loustounau-Lacau, Héros des deux Guerres Mondiales, Héros de la Résistance et déporté à Mathausen, nommé général de brigade en 1954 à titre de réparation par le Président Auriol !

A-t-on perdu la tête en même temps que le sens de l’Honneur dans ce pays bien malade qu’est la France de 2018 ???

Général Dominique Delawarde

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L’armée de Terre a décidé de renommer la promotion 2016-2019 de l’ École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui forme ses futurs officiers supérieurs, baptisée jusqu’ici «général Loustaunau-Lacau», héros des deux guerres mondiales mais notoirement antisémite.

«Le chef d’état-major des armées et l’armée de Terre, en concertation avec la ministre des Armées, ont décidé de ne plus utiliser ce nom de promotion», a expliqué à l’AFP le porte-parole de l’armée de Terre, le colonel Benoît Brulon. Il sera engagé avec les élèves de la promotion concernée un «parcours de mémoire» au terme duquel un nouveau nom de parrain sera choisi, a-t-il précisé.

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Commentaire du général  Dominique Delawarde

Gen D. delawarde-040318Si j’étais un élève de cette promotion, je refuserai de me faire imposer tout autre parrain que celui qui a été librement choisi par les élèves officiers parmi une liste de héros incontestables et incontestés jusqu’à ce jour. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’ils le fassent……

Quant à la farce du « parcours de mémoire » qui leur est proposé, les officiers de cette promotion apprécieront. Je n’ose imaginer le degré de confiance envers le chef des armées, son ministre de la défense, et la haute hiérarchie militaire que pourront garder les officiers de cette promotion, contraints de se soumettre à cet oukase ridicule.

Il suffit d’ailleurs de lire les commentaires  de l’article pour réaliser que ce que j’exprime vigoureusement plus haut est partagé par la quasi-unanimité des lecteurs.

On peut légitimement se demander qui gouverne réellement la France aujourd’hui.

On avait bien noté que l’élection de Jupiter, médiocre ministre des finances, à la magistrature suprême, ne s’était pas faite sans l’appui déterminant d’un lobby parfaitement identifié.

Est ce donc ce lobby qui dirige aujourd’hui notre pays ?

En tout cas, bonne chance à nos Armées pour la prochaine. Avec un tel chef à leur tête, instrumentalisé par un tel lobby, et avec les moyens qu’on leur donne, elles ne pourront que l’emporter….

A +

DD

  

Source : https://reseauinternational.net/larmee-debaptise-une-promo-de-saint-cyr/

 


Le politiquement correct frappe l’armée : Une promotion de Saint-Cyr « débaptisée »

...par le Col. Jacques Hogard - le 19/11/2018

La promotion de Saint-Cyr qui quittera la lande bretonne en juillet 2019 va être débaptisée. L’état-major précise « qu’il sera engagé avec les élèves de la promotion concernée “un parcours de mémoire” au terme duquel un nouveau nom de parrain sera choisi ».

Cette promotion porte le nom du général Loustaunau-Lacau (1894-1955). C’est une première qu’une promotion de Saint-Cyr soit ainsi « débaptisée » !

Le nom de promotion n’est pas choisi par hasard dans nos écoles d’officiers. Il est le fruit d’un processus long et complexe initié par le choix des élèves-officiers eux-mêmes, validé par les autorités militaires et politiques.

Voir sa promotion « débaptisée », c’est un traumatisme pour les cyrards qui ont choisi leur parrain.

Quant à ce fameux « parcours de mémoire », cela évoque la « rééducation des camps vietminhs », ainsi que me l’écrit un amiral (2S) de mes amis. Il y a donc de quoi être inquiet.

Mais qui est Loustaunau-Lacau ?

Saint-cyrien de la promotion de Montmirail (1912 -1914), Georges Loustaunau-Lacau fait la Grande Guerre dans l’infanterie, qu’il terminera comme capitaine, Légion d’honneur et croix de guerre avec trois palmes et une étoile. Entre les deux guerres, campagne du Maroc après l’École de guerre en 1924, dont il sort major. Puis il est chef de corps du 24e bataillon de chasseurs alpins. Il succède ensuite à Charles de Gaulle comme « plume » du maréchal Pétain. Dès 1936, il fonde les réseaux Corvignolles, qui ont pour objet de démasquer les cellules communistes dans l’armée.

À nouveau la guerre : dans la Résistance dès 1941, il fonde le réseau Alliance. Son activisme anti-allemand le fait emprisonner par Vichy, puis il est livré aux Allemands et déporté à Mauthausen en 1943. Après la guerre, il a néanmoins affaire à la Justice pour ses activités d’avant-guerre, suspecté d’avoir appartenu à la Cagoule.

Blanchi par ses juges, il a été effacé de la mémoire collective des Français par les historiens officiels » selon l’expression du résistant Alain Griotteray.

Nommé général par Vincent Auriol en 1954, il décède alors qu’il est député des Basses-Pyrénées.

Que reproche-t-on donc tardivement à Loustaunau-Lacau ?

D’avoir été « antisémite », paraît-il ! Certes, il a pu, comme beaucoup avant-guerre, être critique à l’égard des différents lobbys qu’il considérait avoir joué un rôle néfaste dans le désarmement de la France. Mais en faire un « antisémite », sous-entendu un « nazi » ou un « fasciste », est tout à fait faux et injuste. En réalité, ce qu’on lui reproche aujourd’hui, c’est d’avoir été « un Français rebelle », mais surtout « un supposé cagoulard et un résistant d’extrême droite ».

C’est évidemment pour ce motif que, cédant au politiquement correct, les autorités ont aujourd’hui décidé de débaptiser cette promotion !

Ces gens-là devraient relire ces mots de Simon Epstein :

« Nombre d’antifascistes de 1936, basculés dans la collaboration dès 1940 mais experts à se faire pardonner en 1944, auront connu une Libération plus paisible que celle qui s’acharnera sur ce résistant de la première heure, rescapé de Mauthausen et des marches de la mort. » Comme l’écrit le colonel Groussard, autre grand résistant, « toute sa vie, Georges Loustaunau-Lacau s’est lancé dans la bataille sans jamais tenir compte des conséquences dramatiques que cela pouvait avoir pour lui ». Et pour Alain Griotteray, « Georges Loustaunau-Lacau a sacrifié à ses convictions, au service de la patrie, sa carrière, sa liberté, son honneur et sa réputation ».

On ne débaptise pas une promotion de Saint-Cyr, une promotion d’officiers, quelle qu’elle soit et quel qu’en soit le motif. Aucun prétexte tardif ne saurait le justifier alors même que l’officier ayant donné son nom à cette promotion a prouvé par ses actes à tout moment la haute conception qu’il se faisait du métier des armes et du patriotisme.

Vive la promotion Général Georges Loustaunau-Lacau !

 

 Source : http://www.bvoltaire.fr/le-politiquement-correct-frappe-larmee-une-promotion-de-saint-cyr-debaptisee/


« De Gaulle avait refusé de débaptiser la promotion Pétain… »

...par Benoît Lecomte - le 20/11/2018.

 

Saint-cyrien promotion Tom Morel

Consultant en management

La promotion 2016-2019 « Général Loustaunau-Lacau » de l’école militaire Saint-Cyr va-t-elle devenir une promotion fantôme ?

C’est à craindre, depuis que le chef d’état-major, en concertation avec le ministre des Armées, a décidé de la débaptiser, jugeant son modèle antisémite. De quoi provoquer bon nombre de réactions.

Au micro de Boulevard Voltaire, Benoît Lecomte, saint-cyrien de la promotion Lieutenant Tom Morel.

Ecouter l'enregistrement au micro de Bd. Voltaire : 

http://www.bvoltaire.fr/benoit-lecomte-de-gaulle-avait-refuse-de-debaptiser-la-promotion-petain/?mc_cid=c360a1761d&mc_eid=c2875309d7


On débaptise une promotion de Saint-Cyr. Alors, débaptisons aussi la dernière promotion de l’ENA !

...par le Col. Georges Michel - le 20/11/2018.

 

Colonel à la retraite.


Décidément, les résistants de droite font désordre dans le paysage mémoriel de la France de Macron. On se souvient que, récemment, la gauche et la « communauté éducative » étaient vent debout contre la décision du conseil régional des Pays de Loire de baptiser le lycée de Carquefou, en Loire-Atlantique, « Honoré-d’Estienne-d’Orves », du nom de ce résistant, officier de marine, fusillé par les boches (comme disait mon grand-père, né au XIXe siècle !) le 29 août 1941 au mont Valérien après avoir été arrêté à Nantes le 21 janvier de la même année. Son péché ? Pour faire court et en gros : il était catholique et monarchiste !

À la même époque, à titre d’exemple, le député de Vaucluse SFIO (socialiste) Pierre Vaillandet, qui avait voté les pleins pouvoirs à Pétain, basculait carrément dans la collaboration. En juillet 1944, il reprocha même au gouvernement de Vichy de faciliter la formation et le développement, en zone sud, de l’armée de la Résistance. Condamné par contumace en 1946, il mourut dans son lit en 1971. Mais nous nous égarons. Quoique…

Donc, les résistants de droite font désordre. C’est le cas, visiblement, du général Georges Loustaunau-lacau (1894-1955), parrain de la dernière promotion de Saint-Cyr. Cette promotion vient d’être « débaptisée », comme l’expliquait hier, dans ces colonnes, notre camarade Jacques Hogard. Une première dans l’histoire de Saint-Cyr. Même la promotion Maréchal Pétain (1940-1942) n’a jamais été débaptisée ! Pourquoi cette décision ? Loustaunau-Lacau a tenu des propos antisémites avant-guerre. Ils viennent, comme par hasard, la promotion baptisée depuis plusieurs mois, d’être exhumés. Il est vrai que certains font profession de ce genre d’exhumation. La Résistance, le calvaire de Mauthausen ne valent pas rédemption dans le monde d’aujourd’hui. Ces bonnes âmes ont-elles lu, au moins, les souvenirs de Loustaunau-Lacau, Chiens maudits. Souvenirs d’un rescapé des bagnes hitlériens ? Non, sans doute. Et pour quoi faire, d’ailleurs ? Le nouveau Panthéon national ne doit plus être composé que de Parfaits. Alors, allons-y !

Allons-y, débaptisons à tour de bras. Et commençons (ou continuons) par la très prestigieuse École nationale d’administration. On pourrait, ainsi, évoquer la fameuse promotion Voltaire (1978-1980), dont sont issus François Hollande et tout un tas d’hommes politiques qui font la fierté de la France. Voltaire qui écrivait : « Il en est des hommes comme des arbres ; que les poiriers, les sapins, les chênes, et les abricotiers ne viennent point d’un même arbre, et que les blancs barbus, les nègres portant laine, les jaunes portant crins, et les hommes sans barbe, ne viennent pas du même homme. » Voltaire qui avait une théorie « intéressante » sur les Blancs qui lui paraissaient « supérieurs aux nègres, comme les nègres le sont aux singes »… Mais on n’a pas débaptisé la promotion Maréchal Pétain, alors, par souci de parallélisme des formes, va pour promotion Voltaire…

En revanche, dans cet élan salvateur d’épuration mémorielle, je suggère que l’on débaptise la promotion 2017-2018 de l’ENA. Il n’est pas trop tard : la preuve par Saint-Cyr. Cette promotion porte le nom de Georges Clemenceau. Déboulonner le Père la Victoire ! Ce saint laïc, sauveur de la patrie ?

Eh oui, Clemenceau qui écrivait en 1898, dans un livre intitulé Au pied du Sinaï, et dont la couverture vaudrait aujourd’hui à son auteur la correctionnelle, les lignes qui suivent*. « Ce qui domine à Busk, après le canard et l’oie, c’est le Juif crasseux, inquiet et doux, empressé à toutes les besognes d’industrie ou de négoce […] Sordides, lamentables, avec un éternel sourire d’obséquieuse convoitise […] En de puantes ruelles […] échoppes noires […] des prunelles flambent dans le ruissellement argenté d’une barbe de prophète. Des nez crochus, des mains en griffes s’agrippent aux choses obscures, et ne les lâcheront que contre monnaie sonnante. » On nous rétorquera qu’il faut remettre cela dans le contexte de l’époque. Fort bien. Comme pour Loustaunau-Lacau ?

* : on lira avec intérêt l’article de Xavier Raufer publié ici-même.

 

Source : https://www.bvoltaire.fr/on-debaptise-a-sens-unique/



Promotion "LOUSTAUNAU-LACAU" : Communiqué du président de l’ASAF.

...par le Gal. Henri Pinard-Legris - le 25/11/2018.

Communiqué du président de l’ASAF 

 

A propos du général  Georges Loustaunau-Lacau

 

1) Le général Loustaunau-Lacau est un officier français hors du commun par son engagement et sa conduite héroïque dans les deux guerres mondiales où se joua le destin de la France. C’est aussi un officier atypique tant par son parcours militaire que par ses idées très marquées par l’anticommunisme et par la lutte à mort contre l’occupant allemand.

 

2) Nul ne peut contester sa valeur comme officier : patriotisme, courage, détermination, valeur au combat, clairvoyance et intelligence. Ce sont les raisons qui conduisirent les Saint-cyriens à le proposer comme parrain de promotion. Les autorités politiques et militaires ayant donné leur accord, la promotion fut baptisée de son nom à Coëtquidan en juillet 2017.

 

3) Héros de la Grande Guerre, remarquable chef d’un réseau de renseignement de la Résistance, torturé, déporté, il exerce à son retour de hautes responsabilités au service de la Nation. Il a donc toutes les qualités requises pour être une référence de choix aux yeux des jeunes saint-cyriens d’aujourd’hui.

 

4) Pour les idéologues et les sectaires, rappelons que les idées politiques des parrains de promotion n’ont pas à être jugées à l’aune de la bien pensance et du politiquement correct d’aujourd’hui. Elles n’interviennent jamais dans le choix d’un nom de promotion.

 

5) Les insinuations portées contre cet officier d’élite, à ce moment précis de notre actualité et à la suite d’autres polémiques, s’inscrivent dans une action plus vaste de culpabilisation de la France, de son Histoire, de son armée et de repentance. Cette action corrode l’âme de notre pays et contribue à son affaiblissement.

 

L’ASAF  a ouvert un dossier sur cette « affaire ». Elle invite les Français à lui adresser les éléments précis et argumentés en leur connaissance sur les personnes qui sont à l’origine de ces accusations calomnieuses ainsi que sur ceux qui les relaient et qui se rendent ainsi artisans de la déconstruction de notre armée.

 

Rappel : au moment où, après la guerre, on proposait au général de Gaulle de débaptiser la promotion de Saint-Cyr Pétain, il répondit « On ne débaptise pas une promotion de Saint-Cyr »…

 

Henri PINARD LEGRY

Président de l’ASAF

Source : https://www.asafrance.fr/item/communique-du-president-de-l-asaf-a-propos-du-general-georges-loustaunau-lacau-2.html

 

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Situation ubuesque

...par Bernard Ratel - le 29/11/2018.

 

Bonjour à tous,

Je reviens sur cette situation ubuesque car, je souhaite apporter mon point de vue, éclairé par les analyses des uns et des autres.

On parle des Promotions de l'ENA. C'est intéressant. Il y a le cas de la Voltaire, effectivement.
Celui de la Louise Michel, également. 


On peut se demander comment les préfets issus de cette promotion auront vécu les questions de maintien de l'ordre...!
Et quelle référence elle fut pour ceux de ses membres qui ont choisi le pantouflage, grassement rémunéré, dans les sociétés du CAC 40 !
Pour la Clémenceau, sortie en 2018, s'est-on interrogé sur la façon dont le Tigre appréciait les juifs et le judaïsme? Son engagement (plutôt tardif) parmi les Dreyfusards l'était moins pour contrebattre l'antisémitisme qu'afin que la justice prévale (démarche, en soi, tout à fait louable).

Bref, cela se passe chez les autres.
Mais chez nous, alors.

D'abord un nom de Promotion à Saint-Cyr, c'est bien plus que ce qu'il représente à l'ENA.

J'ai eu l'honneur de commander une Promotion, "La Guillaume" (90-93), il y a 25 ans.
En mars dernier, c'était son Parrainage avec la "Saint-Hillier", en présence de la "Driant" (50 ans).
La centaine d'officiers de la "Guillaume" présents (sur environ 130), avec leurs Anciens de la Driant, savent qui est leur parrain, quelles références portent ce nom qu'ils ont choisi. Ils transmettent ce supplément d'âme à leurs jeunes. 
Le jour du Parrainage se construit la famille Saint-Cyrienne, avec un autre temps forts antérieur, le Baptême.
Deux cérémonies militaires, riches de sens, en découlent;

Le Baptême d'une Promo n'est effectué qu'une fois.
D'ailleurs, une Promotion est une Personne Morale. En droit, on ne peut changer le nom d'une personne. Seule, une personne peut changer son prénom ou son nom. C'est une démarche volontaire de sa part.
De ce point de vue, si le dossier du général Loustaunau-Lacau était devenu à ce point insupportable, il aurait été préférable de présenter ces arguments à la Promotion.
Et qu'elle décide, elle, en toute autonomie de changer de nom.

Je pense donc que dans ces perspectives là, à l'avenir, le fardeau de cette Promotion ce ne sera pas son nom, mais son "débaptême".

D'aucuns ne manqueront pas de poser la question de la légitimité de tout un chacun, Saint-Cyrien, de donner son avis sur cette situation, au motif que c'est une affaire de commandement.

Non, ce n'est pas qu'une affaire de commandement.
C'est, à part égale au moins, une affaire de famille, celle de la famille Saint-Cyrienne.
Dans une famille, si les mots ont un sens, on s'exprime, on s'explique, on se consulte.

J'appartiens à la famille Saint-Cyrienne. J'en suis solidaire. Mais le communiqué qu'elle a émis me laisse pantois. Sa conclusion est sidérante.
En fait, j'y apprends qu'un nom de Promotion, c'est très secondaire puisque la plupart des membres des diverses Promotions issues de notre belle école ne sauraient sans doute pas grand chose de leur parrain. Donc, supprimer, changer, ce n'est finalement pas un problème. 
Une telle affirmation repose-t-elle sur une étude sérieuse, un sondage ?
Si c'est le cas, pourquoi maintenir ce cérémonial du Baptême et du Parrainage, quand on sait le poids du nom des Promotions dans ces circonstances.
Et l'appel symbolique des Promotions, à l'occasion du 2S !

Depuis quand la Saint-Cyrienne (une association, mon association) est-elle informée du projet de "débaptême"? 
Il semble que cette affaire soit en cours depuis plusieurs mois.
Elle devrait l'avoir été dès le premier jour.
Dans tous les cas, il aura fallu attendre les révélations dans la presse pour que nous soyons mis au courant.
C'est à dire quand l'affaire "était pliée".

L'association, plus en amont et en toute indépendance, aurait pu faire appel à un ou plusieurs historiens, hors SHD, pour donner peut-être (je reste prudent) un autre point de vue que celui qui a été présenté, dont on sait pertinemment  que leurs promoteurs n'étaient pas nourris des meilleures intentions pour l'Armée de Terre.
Car, en définitive, qu'apprend-on de neuf sur Loustaunau-Lacau.
Pas grand chose, mis à part une lettre que de toute façon, le comportement ultérieur de cet officier dément.
Et Dominique Delawarde a bien démontré la manipulation qui s'est mise en route, à travers Wikipédia.

La Promotion Maréchal Pétain n'a pas été débaptisée alors que lois antijuives, milices, ...etc !

Au bilan, un goût amer  dans la bouche d'avoir été baladé...une fois de plus, et d'avoir manqué de résistance.  

Mais, je suis dans la famille Saint-Cyrienne et j'y reste. 
On n'abandonne pas sa famille lorsque ce sont les mauvais jours.

Je souhaite simplement que ce déplorable événement ne cassera pas la chaîne des Promotions qui matérialise la chaîne des générations d'officiers portées par les mêmes valeurs fondamentales.
C'est un risque, à ne pas éliminer d'un revers de manche.
Il faut se poser la question des conséquences de cette situation sur les Promotions qui viendront.

Je souhaite également du courage et du discernement à la Saint-Cyrienne dans son action d'accompagnement de la Promotion débaptisée, à qui sur le long terme, le dernier mot restera.

En toute amitié.

Bernard RATEL


Débaptême à sens unique

...par le Gal. Dominique Delawarde - le 30/11/2018

Bonjour à tous, 

 

A la lecture de l'article argumenté (et court) de Xavier Raufer, publié sur le site "Boulevard Voltaire", sous le titre : "On débaptise à sens unique", certains historiens qui entendent revisiter notre histoire et instruisent

aujourd'hui, à charge, les procès des grandes figures du passé, vont peut être commencer à comprendre ce que l'on appelle "l'effet boomerang".

 

Ce "groupuscule" d'historiens à deux balles, bénévoles ou subventionnés par certains lobbies, s'efforcent de servir une cause bien particulière. Ils exhument des pièces à conviction judicieusement choisies, dont le contenu pouvait correspondre au contexte de l'époque, et en condamnent leurs auteurs à titre posthume. Je vais tenter de les aider dans cette noble tâche.....

 

Je vais donc, au cours des mois qui viennent, publier des articles, en exhumant, moi aussi, des citations de nos grands hommes. Des propos et des écrits dont la teneur ne plaira probablement pas à tout le monde vont être portés, au fil des mois et des semaines, sur la place publique. Nos grands hommes n'étaient pas tous des imbéciles et avaient probablement à l'époque, tout autant que nous aujourd'hui, de bonnes raisons d'écrire ce qu'ils écrivaient. Ce sera bien sûr, à chacun de juger de la pertinence ou de l'impertinence de ces "morceaux choisis".

Peut être faudra-t-il débaptiser encore  des rues, des places, des aéroports, des établissements publics, des promotions d'élèves de diverses écoles prestigieuses, mais ce sera le prix à payer pour complaire aux lobbies qui tiennent aujourd'hui le haut du pavé dans notre cher pays.....

 

Il n'est pas sûr que les nettoyeurs de l'histoire qui lavent "plus blanc que blanc", et surtout la cause qu'ils défendent, sortent gagnant de ce petit jeu de recherche sélective de pièces à convictions.

 

A +

 

DD

 

J'allais oublier l'article de Xavier RAUFER :

http://www.bvoltaire.fr/on-debaptise-a-sens-unique/ 

 


Les étudiants de l’école de Marion Maréchal ont choisi un parrain au passé antisémite et l’assument

Le 06/12/2018.

 

Leur promotion a été baptisée du nom du général Georges Loustaunau-Lacau, résistant durant la Seconde Guerre mondiale, mais connu aussi pour ses convictions et ses écrits antisémites.

Première polémique. L’Institut des sciences sociales économiques et politiques (Issep) avait surtout fait parler de lui lors de son lancement, le 22 juin 2018 et, évidemment, à travers le prisme de sa directrice Marion Maréchal. Depuis, cet établissement d’enseignement supérieur n’avait pas défrayé la chronique. Ce n’est plus le cas.

 

L’AFP révèle ce jeudi que les étudiants de l’Issep ont pris pour parrain un général héros des deux guerres mondiales mais aussi notoirement antisémite… Un choix similaire avait été fait pour une promotion d’élèves de l’Ecole militaire de Saint-Cyr, avant que l’armée ne décide en novembre dernier de débaptiser ce parrainage. Ce n’est pas l’état d’esprit des étudiants de l’école créée par Marion Maréchal.

Ce jeudi, ils motivent leur choix dans une tribune publiée dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles. « La flamme de la Résistance ne pouvant s’éteindre, pour l’honneur de ce général et de tous les résistants de 1940, la première promotion de l’Institut de sciences sociales, économiques, et politiques (Issep) a […] décidé de reprendre (Georges) Loustaunau-Lacau pour parrain », écrivent les étudiants.

 

Une promotion de Saint-Cyr débaptisée

L’armée de Terre présente Georges Loustaunau-Lacau comme « Saint-cyrien, héros des deux guerres mondiales, résistant, déporté à Mauthausen et député à l’Assemblée nationale dans les années 1950 ». Mais il avait aussi animé en 1938 une maison d’édition nationaliste, La Spirale, qui a publié deux revues dans lesquelles ont paru de nombreux articles anti-communistes, anti-allemands et antisémites.

L’armée explique que l’officier a lui-même écrit au moins un article en 1938 dans lequel il met en doute la loyauté des Français juifs. De quoi justifier la décision de renommer la promotion Loustaunau-Lacau 2016-2019 de Saint-Cyr.

 

Mais la démarche n’a pas du tout plu aux étudiants du magistère 1 de l’Issep. Pour eux, elle « jette l’opprobre sur une des plus hautes figures de la Résistance française et la condamne à l’oubli », dénoncent-ils encore dans leur tribune.

Ils développent leur argumentaire. « L’acte d’accusation est une lettre à l’authenticité douteuse, exhumée, paraît-il, des archives de l’armée allemande et dont l’exploitation s’est affranchie de tout contexte », estiment-ils. Les étudiants de l’Isseps font valoir qu’en 1940, d’anciens militaires « intoxiquaient les Allemands » et que le général avait pris, après la guerre, sa « distance » avec « l’anti-judaïsme » des années 1930.

Cette polémique, les étudiants en formation continue de l’école dirigée par Marion Maréchal, eux, l’ont évitée. Ils ont choisi pour parrain… l’écrivain et aviateur Antoine de Saint-Exupéry.

 

 Source : http://www.leparisien.fr/politique/les-etudiants-de-l-ecole-de-marion-marechal-ont-choisi-un-parrain-au-passe-antisemite-et-l-assument-06-12-2018-7962225.php

 


...finalement, quel nom  de promotion les étudiants de l'ISSEP ont-ils choisi ?

Le titre de l'article précise que les étudiants de l'ISSEP "assument" le choix du Gal. Loustaunau-Lacau alors que la conclusion annonce qu'ils auraient choisi St Ex...!

JMR


Le général Loustaunau-Lacau





Lors de la mobilisation en août 1914, sous-lieutenant, il est affecté comme officier de liaison au 332e régiment d'infanterie. Promu lieutenant en juillet 1915 puis capitaine en juin 1916, il reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur en juillet 1917 en tant que « commandant d'une compagnie de mitrailleuses, d'une bravoure remarquable ». 

 

Blessé légèrement d'un éclat d'obus en février 1918, il est nommé en juin au centre d'instruction des officiers américains. Il est décoré de la croix de guerre avec palmes (3 palmes, 1 étoile).

 

Après la guerre, il rejoint l'École de guerre, où il est le condisciple de Charles de Gaulle. Il sort en tant que major de promotion. Il est promu chef de bataillon en décembre 1931. Il appartient ensuite aux états-majors de Weygand et de Lyautey avant de devenir officier détaché à celui du maréchal Pétain entre 1934 et 1938, succédant à de Gaulle au poste d’écrivain d’État-Major.

 

Il est l'initiateur à la fin de 1936 d'un service de renseignement anticommuniste dans l'armée, les réseaux Corvignolles. Son nom apparaît surtout lors de l’affaire de la Cagoule lorsque Corvignolles fut considéré semble-t-il faussement comme étant la « Cagoule militaire ». 

 

Cette image restera à jamais liée à son nom. En l'absence d'archives, toutes vraisemblablement détruites lors de la découverte du réseau Corvignolles en février 1938, les seuls renseignements précis dont on dispose sont ceux issus des dépositions de Georges Loustaunau-Lacau lui-même.

 

Dans le procès-verbal de son audition du 6 février 1946 avec le juge Robert Lévy, Loustaunau-Lacau explique : « Le but de Corvignolles était de détecter les cellules communistes qui pouvaient se former dans l'armée. Une fois cette détection faite, la cellule en question était signalée à l'autorité compétente qui la dissolvait en dispersant ses membres en différents corps.

 

En dix-huit mois, il y a eu 150 à 200 dissolutions de ce genre. […] [L]e travail de Corvignolles était connu du ministre de la Guerre (Daladier) [et] du général Gamelin […] »

 

Il est en contact avec le Parti populaire français de Jacques Doriot, avec le colonel de La Rocque du parti social français en 1937 et avec Charles Maurras afin d'aboutir à l'union des droites. Loustaunau-Lacau est placé en position de non-activité le 15 février 1938 par sa hiérarchie. Il fonde l'Union militaire française, qui signe un "pacte anticommuniste" avec le PPF de Doriot à l'automne 1938. Loustaunau-Lacau apparaît lors de meetings du PPF début 1939, pour réclamer la dissolution du parti communiste. Il anime aussi une société d'éditions, La Spirale, qui publie deux périodiques, l'un anticommuniste, Barrage, et l'autre antiallemand, Notre prestige, qui fusionnent en novembre 1938 sous le nom de l’Ordre national; il signe ses articles sous le pseudonyme de « Navarre », un pseudonyme qu'il utilise aussi pour les organisations qu'il anime. 

 

Il fonde fin 1938 l'Association de défense de la nation, pour demander l'interdiction du Parti communiste en France et trouve le soutien de députés comme René Dommange et Jean Montigny. 

Il est en relation avec des activistes anticommunistes suisses comme Jean-Marie Musy, pour la diffusion en France du film anticommuniste La Peste rouge, et participe à une réunion internationale en février 1939 à Genève de l'Entente internationale anticommuniste de Théodore Aubert. En juin 1939, il est délégué général de la Ligue des patriotes reconstituée.

 

Il est réintégré dans l'armée en septembre 1939 puis arrêté au front, le 22 mars 1940, sur ordre de Daladier, président du Conseil, et emprisonné à la forteresse de Mutzig près d’Obernai. Il est libéré le jour de la Pentecôte 1940, grâce à quelques appuis — dont celui du colonel Groussard, commandant en second de Saint-Cyr en 1940. 

Il prend alors part à la bataille de France dans le secteur de Verdun et revendique la destruction de 22 chars ennemis par les troupes disparates sous ses ordres le 14 juin, jour où il est commotionné puis grièvement blessé et fait prisonnier. 

Soigné à Châlons-sur-Marne, il parvient, par un coup de bluff, à se faire libérer en août 1940.

 

Il poursuit à Vichy ses activités de renseignement et d'action souterraine. Il agit alors dans un sens tout à la fois anti-allemand, anticommuniste et antigaulliste. Nommé par Xavier Vallat, en septembre 1940, délégué général de la Légion française des combattants, dont le siège est à l’hôtel des sports à Vichy, il entreprend d'y recruter des agents qui établiront des liaisons avec les services anglais et fonde le réseau Navarre (son nom de plume) qui, devenu le réseau Alliance, sera plus tard dirigé par Marie-Madeleine Fourcade. 

 

Il recrute d'abord parmi les anciens de Corvignolles et de la Spirale, c'est-à-dire au sein de la droite nationaliste et de l'armée. Son réseau travaille alors pour les services britanniques, à partir d'avril 1941.

 

Xavier Vallat le renvoie de la légion en novembre 1940. Passé en Afrique du Nord, il est arrêté pour dissidence par le général Weygand en mai 1941. Évadé, il reprend le maquis en France. Arrêté, livré par Vichy, à la Gestapo il demeure six mois dans les caves du capitaine de la Waffen-SS Hugo Geissler, subit cinquante-quatre interrogatoires, et condamné à mort, il est déporté en juillet 1943 au camp de Mauthausen. Il parvient à survivre à l'internement puis à la marche « de la mort » de 11 jours lors de l'effondrement de l'Allemagne nazie.

 

À son retour en France, il est cité comme témoin au procès du maréchal Pétain où il prononce une déclaration fracassante et bien à rebours de l'esprit de l'époque :

 

« Je ne dois rien au maréchal Pétain, mais je suis écœuré par le spectacle des hommes qui, dans cette enceinte, essaient de refiler à un vieillard presque centenaire l'ardoise de toutes leurs erreurs. »

 

En octobre 1946, il est mis en accusation dans le cadre du procès de la Cagoule : on lui reproche son militantisme d'extrême droite et ses activités conspiratives d'avant 1939.

Il est arrêté en juin 1947 par l'adjoint du commissaire de police qui l'arrêta en 1941. Il passe six mois en prison et bénéficie d'un non-lieu en février 1948. 

 

Simon Epstein, dans son ouvrage Un paradoxe français (2008), nous livre la réflexion suivante à propos de cette incarcération : « Nombre d'antifascistes de 1936, basculés collaborateurs en 1940 mais experts à se faire pardonner en 1944, auront connu une Libération plus paisible que celle qui s'acharna sur ce résistant de la première heure, rescapé de Mauthausen et des « marches de la mort » (p. 398) ».

 

Il entame une nouvelle carrière politique et est élu le 17 juin 1951 député des Basses-Pyrénées sous l'étiquette de l'Union des nationaux indépendants et républicains (il siège au groupe des Français indépendants, qu'il a créé avec Jules Valle). 

 

Il meurt à Paris le 11 février 1955, le jour de la parution au Journal officiel de sa nomination au grade de général."

 

Source : https://www.camps-parachutistes.org/t8246-general-loustaunau-lacau-nom-de-promotion-du-1er-bataillon-de-st-cyr#29551


Lire aussi : 

  

Qui était LOUSTANAU-LACAU ? Que penser de cette décision de la hiérarchie de refuser sa nomination ?

  

https://www.asafrance.fr/item/qui-etait-loustanau-lacau-que-penser-de-cette-decision-de-la-hierarchie-de-refuser-sa-nomination.html


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