L’armée débaptise une promo de Saint Cyr...!



Quelle honte !!! Quel scandale!!! Quelle ignominie !!!

Pauvre France, pauvre armée française, pauvre ESM !!!

Quand la vilénie et la mesquinerie se mêlent à la traîtrise …

Aucun des gens qui décident aujourd’hui de cette mesure indigne et déshonorante n’arrive à la cheville de Georges Loustounau-Lacau, Héros des deux Guerres Mondiales, Héros de la Résistance et déporté à Mathausen, nommé général de brigade en 1954 à titre de réparation par le Président Auriol !

A-t-on perdu la tête en même temps que le sens de l’Honneur dans ce pays bien malade qu’est la France de 2018 ???

Général Dominique Delawarde

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L’armée de Terre a décidé de renommer la promotion 2016-2019 de l’ École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui forme ses futurs officiers supérieurs, baptisée jusqu’ici «général Loustaunau-Lacau», héros des deux guerres mondiales mais notoirement antisémite.

«Le chef d’état-major des armées et l’armée de Terre, en concertation avec la ministre des Armées, ont décidé de ne plus utiliser ce nom de promotion», a expliqué à l’AFP le porte-parole de l’armée de Terre, le colonel Benoît Brulon. Il sera engagé avec les élèves de la promotion concernée un «parcours de mémoire» au terme duquel un nouveau nom de parrain sera choisi, a-t-il précisé.

***

Commentaire du général  Dominique Delawarde

Gen D. delawarde-040318Si j’étais un élève de cette promotion, je refuserai de me faire imposer tout autre parrain que celui qui a été librement choisi par les élèves officiers parmi une liste de héros incontestables et incontestés jusqu’à ce jour. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’ils le fassent……

Quant à la farce du « parcours de mémoire » qui leur est proposé, les officiers de cette promotion apprécieront. Je n’ose imaginer le degré de confiance envers le chef des armées, son ministre de la défense, et la haute hiérarchie militaire que pourront garder les officiers de cette promotion, contraints de se soumettre à cet oukase ridicule.

Il suffit d’ailleurs de lire les commentaires  de l’article pour réaliser que ce que j’exprime vigoureusement plus haut est partagé par la quasi-unanimité des lecteurs.

On peut légitimement se demander qui gouverne réellement la France aujourd’hui.

On avait bien noté que l’élection de Jupiter, médiocre ministre des finances, à la magistrature suprême, ne s’était pas faite sans l’appui déterminant d’un lobby parfaitement identifié.

Est ce donc ce lobby qui dirige aujourd’hui notre pays ?

En tout cas, bonne chance à nos Armées pour la prochaine. Avec un tel chef à leur tête, instrumentalisé par un tel lobby, et avec les moyens qu’on leur donne, elles ne pourront que l’emporter….

A +

DD

  

Source : https://reseauinternational.net/larmee-debaptise-une-promo-de-saint-cyr/

 


Le politiquement correct frappe l’armée : Une promotion de Saint-Cyr « débaptisée »

...par le Col. Jacques Hogard - le 19/11/2018

La promotion de Saint-Cyr qui quittera la lande bretonne en juillet 2019 va être débaptisée. L’état-major précise « qu’il sera engagé avec les élèves de la promotion concernée “un parcours de mémoire” au terme duquel un nouveau nom de parrain sera choisi ».

Cette promotion porte le nom du général Loustaunau-Lacau (1894-1955). C’est une première qu’une promotion de Saint-Cyr soit ainsi « débaptisée » !

Le nom de promotion n’est pas choisi par hasard dans nos écoles d’officiers. Il est le fruit d’un processus long et complexe initié par le choix des élèves-officiers eux-mêmes, validé par les autorités militaires et politiques.

Voir sa promotion « débaptisée », c’est un traumatisme pour les cyrards qui ont choisi leur parrain.

Quant à ce fameux « parcours de mémoire », cela évoque la « rééducation des camps vietminhs », ainsi que me l’écrit un amiral (2S) de mes amis. Il y a donc de quoi être inquiet.

Mais qui est Loustaunau-Lacau ?

Saint-cyrien de la promotion de Montmirail (1912 -1914), Georges Loustaunau-Lacau fait la Grande Guerre dans l’infanterie, qu’il terminera comme capitaine, Légion d’honneur et croix de guerre avec trois palmes et une étoile. Entre les deux guerres, campagne du Maroc après l’École de guerre en 1924, dont il sort major. Puis il est chef de corps du 24e bataillon de chasseurs alpins. Il succède ensuite à Charles de Gaulle comme « plume » du maréchal Pétain. Dès 1936, il fonde les réseaux Corvignolles, qui ont pour objet de démasquer les cellules communistes dans l’armée.

À nouveau la guerre : dans la Résistance dès 1941, il fonde le réseau Alliance. Son activisme anti-allemand le fait emprisonner par Vichy, puis il est livré aux Allemands et déporté à Mauthausen en 1943. Après la guerre, il a néanmoins affaire à la Justice pour ses activités d’avant-guerre, suspecté d’avoir appartenu à la Cagoule.

Blanchi par ses juges, il a été effacé de la mémoire collective des Français par les historiens officiels » selon l’expression du résistant Alain Griotteray.

Nommé général par Vincent Auriol en 1954, il décède alors qu’il est député des Basses-Pyrénées.

Que reproche-t-on donc tardivement à Loustaunau-Lacau ?

D’avoir été « antisémite », paraît-il ! Certes, il a pu, comme beaucoup avant-guerre, être critique à l’égard des différents lobbys qu’il considérait avoir joué un rôle néfaste dans le désarmement de la France. Mais en faire un « antisémite », sous-entendu un « nazi » ou un « fasciste », est tout à fait faux et injuste. En réalité, ce qu’on lui reproche aujourd’hui, c’est d’avoir été « un Français rebelle », mais surtout « un supposé cagoulard et un résistant d’extrême droite ».

C’est évidemment pour ce motif que, cédant au politiquement correct, les autorités ont aujourd’hui décidé de débaptiser cette promotion !

Ces gens-là devraient relire ces mots de Simon Epstein :

« Nombre d’antifascistes de 1936, basculés dans la collaboration dès 1940 mais experts à se faire pardonner en 1944, auront connu une Libération plus paisible que celle qui s’acharnera sur ce résistant de la première heure, rescapé de Mauthausen et des marches de la mort. » Comme l’écrit le colonel Groussard, autre grand résistant, « toute sa vie, Georges Loustaunau-Lacau s’est lancé dans la bataille sans jamais tenir compte des conséquences dramatiques que cela pouvait avoir pour lui ». Et pour Alain Griotteray, « Georges Loustaunau-Lacau a sacrifié à ses convictions, au service de la patrie, sa carrière, sa liberté, son honneur et sa réputation ».

On ne débaptise pas une promotion de Saint-Cyr, une promotion d’officiers, quelle qu’elle soit et quel qu’en soit le motif. Aucun prétexte tardif ne saurait le justifier alors même que l’officier ayant donné son nom à cette promotion a prouvé par ses actes à tout moment la haute conception qu’il se faisait du métier des armes et du patriotisme.

Vive la promotion Général Georges Loustaunau-Lacau !

 

 Source : http://www.bvoltaire.fr/le-politiquement-correct-frappe-larmee-une-promotion-de-saint-cyr-debaptisee/


« De Gaulle avait refusé de débaptiser la promotion Pétain… »

...par Benoît Lecomte - le 20/11/2018.

 

Saint-cyrien promotion Tom Morel

Consultant en management

La promotion 2016-2019 « Général Loustaunau-Lacau » de l’école militaire Saint-Cyr va-t-elle devenir une promotion fantôme ?

C’est à craindre, depuis que le chef d’état-major, en concertation avec le ministre des Armées, a décidé de la débaptiser, jugeant son modèle antisémite. De quoi provoquer bon nombre de réactions.

Au micro de Boulevard Voltaire, Benoît Lecomte, saint-cyrien de la promotion Lieutenant Tom Morel.

Ecouter l'enregistrement au micro de Bd. Voltaire : 

http://www.bvoltaire.fr/benoit-lecomte-de-gaulle-avait-refuse-de-debaptiser-la-promotion-petain/?mc_cid=c360a1761d&mc_eid=c2875309d7


On débaptise une promotion de Saint-Cyr. Alors, débaptisons aussi la dernière promotion de l’ENA !

...par le Col. Georges Michel - le 20/11/2018.

 

Colonel à la retraite.


Décidément, les résistants de droite font désordre dans le paysage mémoriel de la France de Macron. On se souvient que, récemment, la gauche et la « communauté éducative » étaient vent debout contre la décision du conseil régional des Pays de Loire de baptiser le lycée de Carquefou, en Loire-Atlantique, « Honoré-d’Estienne-d’Orves », du nom de ce résistant, officier de marine, fusillé par les boches (comme disait mon grand-père, né au XIXe siècle !) le 29 août 1941 au mont Valérien après avoir été arrêté à Nantes le 21 janvier de la même année. Son péché ? Pour faire court et en gros : il était catholique et monarchiste !

À la même époque, à titre d’exemple, le député de Vaucluse SFIO (socialiste) Pierre Vaillandet, qui avait voté les pleins pouvoirs à Pétain, basculait carrément dans la collaboration. En juillet 1944, il reprocha même au gouvernement de Vichy de faciliter la formation et le développement, en zone sud, de l’armée de la Résistance. Condamné par contumace en 1946, il mourut dans son lit en 1971. Mais nous nous égarons. Quoique…

Donc, les résistants de droite font désordre. C’est le cas, visiblement, du général Georges Loustaunau-lacau (1894-1955), parrain de la dernière promotion de Saint-Cyr. Cette promotion vient d’être « débaptisée », comme l’expliquait hier, dans ces colonnes, notre camarade Jacques Hogard. Une première dans l’histoire de Saint-Cyr. Même la promotion Maréchal Pétain (1940-1942) n’a jamais été débaptisée ! Pourquoi cette décision ? Loustaunau-Lacau a tenu des propos antisémites avant-guerre. Ils viennent, comme par hasard, la promotion baptisée depuis plusieurs mois, d’être exhumés. Il est vrai que certains font profession de ce genre d’exhumation. La Résistance, le calvaire de Mauthausen ne valent pas rédemption dans le monde d’aujourd’hui. Ces bonnes âmes ont-elles lu, au moins, les souvenirs de Loustaunau-Lacau, Chiens maudits. Souvenirs d’un rescapé des bagnes hitlériens ? Non, sans doute. Et pour quoi faire, d’ailleurs ? Le nouveau Panthéon national ne doit plus être composé que de Parfaits. Alors, allons-y !

Allons-y, débaptisons à tour de bras. Et commençons (ou continuons) par la très prestigieuse École nationale d’administration. On pourrait, ainsi, évoquer la fameuse promotion Voltaire (1978-1980), dont sont issus François Hollande et tout un tas d’hommes politiques qui font la fierté de la France. Voltaire qui écrivait : « Il en est des hommes comme des arbres ; que les poiriers, les sapins, les chênes, et les abricotiers ne viennent point d’un même arbre, et que les blancs barbus, les nègres portant laine, les jaunes portant crins, et les hommes sans barbe, ne viennent pas du même homme. » Voltaire qui avait une théorie « intéressante » sur les Blancs qui lui paraissaient « supérieurs aux nègres, comme les nègres le sont aux singes »… Mais on n’a pas débaptisé la promotion Maréchal Pétain, alors, par souci de parallélisme des formes, va pour promotion Voltaire…

En revanche, dans cet élan salvateur d’épuration mémorielle, je suggère que l’on débaptise la promotion 2017-2018 de l’ENA. Il n’est pas trop tard : la preuve par Saint-Cyr. Cette promotion porte le nom de Georges Clemenceau. Déboulonner le Père la Victoire ! Ce saint laïc, sauveur de la patrie ?

Eh oui, Clemenceau qui écrivait en 1898, dans un livre intitulé Au pied du Sinaï, et dont la couverture vaudrait aujourd’hui à son auteur la correctionnelle, les lignes qui suivent*. « Ce qui domine à Busk, après le canard et l’oie, c’est le Juif crasseux, inquiet et doux, empressé à toutes les besognes d’industrie ou de négoce […] Sordides, lamentables, avec un éternel sourire d’obséquieuse convoitise […] En de puantes ruelles […] échoppes noires […] des prunelles flambent dans le ruissellement argenté d’une barbe de prophète. Des nez crochus, des mains en griffes s’agrippent aux choses obscures, et ne les lâcheront que contre monnaie sonnante. » On nous rétorquera qu’il faut remettre cela dans le contexte de l’époque. Fort bien. Comme pour Loustaunau-Lacau ?

* : on lira avec intérêt l’article de Xavier Raufer publié ici-même.

 

Source : https://www.bvoltaire.fr/on-debaptise-a-sens-unique/



Promotion "LOUSTAUNAU-LACAU" : Communiqué du président de l’ASAF.

...par le Gal. Henri Pinard-Legris - le 25/11/2018.

Communiqué du président de l’ASAF 

 

A propos du général  Georges Loustaunau-Lacau

 

1) Le général Loustaunau-Lacau est un officier français hors du commun par son engagement et sa conduite héroïque dans les deux guerres mondiales où se joua le destin de la France. C’est aussi un officier atypique tant par son parcours militaire que par ses idées très marquées par l’anticommunisme et par la lutte à mort contre l’occupant allemand.

 

2) Nul ne peut contester sa valeur comme officier : patriotisme, courage, détermination, valeur au combat, clairvoyance et intelligence. Ce sont les raisons qui conduisirent les Saint-cyriens à le proposer comme parrain de promotion. Les autorités politiques et militaires ayant donné leur accord, la promotion fut baptisée de son nom à Coëtquidan en juillet 2017.

 

3) Héros de la Grande Guerre, remarquable chef d’un réseau de renseignement de la Résistance, torturé, déporté, il exerce à son retour de hautes responsabilités au service de la Nation. Il a donc toutes les qualités requises pour être une référence de choix aux yeux des jeunes saint-cyriens d’aujourd’hui.

 

4) Pour les idéologues et les sectaires, rappelons que les idées politiques des parrains de promotion n’ont pas à être jugées à l’aune de la bien pensance et du politiquement correct d’aujourd’hui. Elles n’interviennent jamais dans le choix d’un nom de promotion.

 

5) Les insinuations portées contre cet officier d’élite, à ce moment précis de notre actualité et à la suite d’autres polémiques, s’inscrivent dans une action plus vaste de culpabilisation de la France, de son Histoire, de son armée et de repentance. Cette action corrode l’âme de notre pays et contribue à son affaiblissement.

 

L’ASAF  a ouvert un dossier sur cette « affaire ». Elle invite les Français à lui adresser les éléments précis et argumentés en leur connaissance sur les personnes qui sont à l’origine de ces accusations calomnieuses ainsi que sur ceux qui les relaient et qui se rendent ainsi artisans de la déconstruction de notre armée.

 

Rappel : au moment où, après la guerre, on proposait au général de Gaulle de débaptiser la promotion de Saint-Cyr Pétain, il répondit « On ne débaptise pas une promotion de Saint-Cyr »…

 

Henri PINARD LEGRY

Président de l’ASAF

Source : https://www.asafrance.fr/item/communique-du-president-de-l-asaf-a-propos-du-general-georges-loustaunau-lacau-2.html

 

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Situation ubuesque

...par Bernard Ratel - le 29/11/2018.

 

Bonjour à tous,

Je reviens sur cette situation ubuesque car, je souhaite apporter mon point de vue, éclairé par les analyses des uns et des autres.

On parle des Promotions de l'ENA. C'est intéressant. Il y a le cas de la Voltaire, effectivement.
Celui de la Louise Michel, également. 


On peut se demander comment les préfets issus de cette promotion auront vécu les questions de maintien de l'ordre...!
Et quelle référence elle fut pour ceux de ses membres qui ont choisi le pantouflage, grassement rémunéré, dans les sociétés du CAC 40 !
Pour la Clémenceau, sortie en 2018, s'est-on interrogé sur la façon dont le Tigre appréciait les juifs et le judaïsme? Son engagement (plutôt tardif) parmi les Dreyfusards l'était moins pour contrebattre l'antisémitisme qu'afin que la justice prévale (démarche, en soi, tout à fait louable).

Bref, cela se passe chez les autres.
Mais chez nous, alors.

D'abord un nom de Promotion à Saint-Cyr, c'est bien plus que ce qu'il représente à l'ENA.

J'ai eu l'honneur de commander une Promotion, "La Guillaume" (90-93), il y a 25 ans.
En mars dernier, c'était son Parrainage avec la "Saint-Hillier", en présence de la "Driant" (50 ans).
La centaine d'officiers de la "Guillaume" présents (sur environ 130), avec leurs Anciens de la Driant, savent qui est leur parrain, quelles références portent ce nom qu'ils ont choisi. Ils transmettent ce supplément d'âme à leurs jeunes. 
Le jour du Parrainage se construit la famille Saint-Cyrienne, avec un autre temps forts antérieur, le Baptême.
Deux cérémonies militaires, riches de sens, en découlent;

Le Baptême d'une Promo n'est effectué qu'une fois.
D'ailleurs, une Promotion est une Personne Morale. En droit, on ne peut changer le nom d'une personne. Seule, une personne peut changer son prénom ou son nom. C'est une démarche volontaire de sa part.
De ce point de vue, si le dossier du général Loustaunau-Lacau était devenu à ce point insupportable, il aurait été préférable de présenter ces arguments à la Promotion.
Et qu'elle décide, elle, en toute autonomie de changer de nom.

Je pense donc que dans ces perspectives là, à l'avenir, le fardeau de cette Promotion ce ne sera pas son nom, mais son "débaptême".

D'aucuns ne manqueront pas de poser la question de la légitimité de tout un chacun, Saint-Cyrien, de donner son avis sur cette situation, au motif que c'est une affaire de commandement.

Non, ce n'est pas qu'une affaire de commandement.
C'est, à part égale au moins, une affaire de famille, celle de la famille Saint-Cyrienne.
Dans une famille, si les mots ont un sens, on s'exprime, on s'explique, on se consulte.

J'appartiens à la famille Saint-Cyrienne. J'en suis solidaire. Mais le communiqué qu'elle a émis me laisse pantois. Sa conclusion est sidérante.
En fait, j'y apprends qu'un nom de Promotion, c'est très secondaire puisque la plupart des membres des diverses Promotions issues de notre belle école ne sauraient sans doute pas grand chose de leur parrain. Donc, supprimer, changer, ce n'est finalement pas un problème. 
Une telle affirmation repose-t-elle sur une étude sérieuse, un sondage ?
Si c'est le cas, pourquoi maintenir ce cérémonial du Baptême et du Parrainage, quand on sait le poids du nom des Promotions dans ces circonstances.
Et l'appel symbolique des Promotions, à l'occasion du 2S !

Depuis quand la Saint-Cyrienne (une association, mon association) est-elle informée du projet de "débaptême"? 
Il semble que cette affaire soit en cours depuis plusieurs mois.
Elle devrait l'avoir été dès le premier jour.
Dans tous les cas, il aura fallu attendre les révélations dans la presse pour que nous soyons mis au courant.
C'est à dire quand l'affaire "était pliée".

L'association, plus en amont et en toute indépendance, aurait pu faire appel à un ou plusieurs historiens, hors SHD, pour donner peut-être (je reste prudent) un autre point de vue que celui qui a été présenté, dont on sait pertinemment  que leurs promoteurs n'étaient pas nourris des meilleures intentions pour l'Armée de Terre.
Car, en définitive, qu'apprend-on de neuf sur Loustaunau-Lacau.
Pas grand chose, mis à part une lettre que de toute façon, le comportement ultérieur de cet officier dément.
Et Dominique Delawarde a bien démontré la manipulation qui s'est mise en route, à travers Wikipédia.

La Promotion Maréchal Pétain n'a pas été débaptisée alors que lois antijuives, milices, ...etc !

Au bilan, un goût amer  dans la bouche d'avoir été baladé...une fois de plus, et d'avoir manqué de résistance.  

Mais, je suis dans la famille Saint-Cyrienne et j'y reste. 
On n'abandonne pas sa famille lorsque ce sont les mauvais jours.

Je souhaite simplement que ce déplorable événement ne cassera pas la chaîne des Promotions qui matérialise la chaîne des générations d'officiers portées par les mêmes valeurs fondamentales.
C'est un risque, à ne pas éliminer d'un revers de manche.
Il faut se poser la question des conséquences de cette situation sur les Promotions qui viendront.

Je souhaite également du courage et du discernement à la Saint-Cyrienne dans son action d'accompagnement de la Promotion débaptisée, à qui sur le long terme, le dernier mot restera.

En toute amitié.

Bernard RATEL


Débaptême à sens unique

...par le Gal. Dominique Delawarde - le 30/11/2018

Bonjour à tous, 

 

A la lecture de l'article argumenté (et court) de Xavier Raufer, publié sur le site "Boulevard Voltaire", sous le titre : "On débaptise à sens unique", certains historiens qui entendent revisiter notre histoire et instruisent

aujourd'hui, à charge, les procès des grandes figures du passé, vont peut être commencer à comprendre ce que l'on appelle "l'effet boomerang".

 

Ce "groupuscule" d'historiens à deux balles, bénévoles ou subventionnés par certains lobbies, s'efforcent de servir une cause bien particulière. Ils exhument des pièces à conviction judicieusement choisies, dont le contenu pouvait correspondre au contexte de l'époque, et en condamnent leurs auteurs à titre posthume. Je vais tenter de les aider dans cette noble tâche.....

 

Je vais donc, au cours des mois qui viennent, publier des articles, en exhumant, moi aussi, des citations de nos grands hommes. Des propos et des écrits dont la teneur ne plaira probablement pas à tout le monde vont être portés, au fil des mois et des semaines, sur la place publique. Nos grands hommes n'étaient pas tous des imbéciles et avaient probablement à l'époque, tout autant que nous aujourd'hui, de bonnes raisons d'écrire ce qu'ils écrivaient. Ce sera bien sûr, à chacun de juger de la pertinence ou de l'impertinence de ces "morceaux choisis".

Peut être faudra-t-il débaptiser encore  des rues, des places, des aéroports, des établissements publics, des promotions d'élèves de diverses écoles prestigieuses, mais ce sera le prix à payer pour complaire aux lobbies qui tiennent aujourd'hui le haut du pavé dans notre cher pays.....

 

Il n'est pas sûr que les nettoyeurs de l'histoire qui lavent "plus blanc que blanc", et surtout la cause qu'ils défendent, sortent gagnant de ce petit jeu de recherche sélective de pièces à convictions.

 

A +

 

DD

 

J'allais oublier l'article de Xavier RAUFER :

http://www.bvoltaire.fr/on-debaptise-a-sens-unique/ 

 


Les étudiants de l’école de Marion Maréchal ont choisi un parrain au passé antisémite et l’assument

Le 06/12/2018.

 

Leur promotion a été baptisée du nom du général Georges Loustaunau-Lacau, résistant durant la Seconde Guerre mondiale, mais connu aussi pour ses convictions et ses écrits antisémites.

Première polémique. L’Institut des sciences sociales économiques et politiques (Issep) avait surtout fait parler de lui lors de son lancement, le 22 juin 2018 et, évidemment, à travers le prisme de sa directrice Marion Maréchal. Depuis, cet établissement d’enseignement supérieur n’avait pas défrayé la chronique. Ce n’est plus le cas.

 

L’AFP révèle ce jeudi que les étudiants de l’Issep ont pris pour parrain un général héros des deux guerres mondiales mais aussi notoirement antisémite… Un choix similaire avait été fait pour une promotion d’élèves de l’Ecole militaire de Saint-Cyr, avant que l’armée ne décide en novembre dernier de débaptiser ce parrainage. Ce n’est pas l’état d’esprit des étudiants de l’école créée par Marion Maréchal.

Ce jeudi, ils motivent leur choix dans une tribune publiée dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles. « La flamme de la Résistance ne pouvant s’éteindre, pour l’honneur de ce général et de tous les résistants de 1940, la première promotion de l’Institut de sciences sociales, économiques, et politiques (Issep) a […] décidé de reprendre (Georges) Loustaunau-Lacau pour parrain », écrivent les étudiants.

 

Une promotion de Saint-Cyr débaptisée

L’armée de Terre présente Georges Loustaunau-Lacau comme « Saint-cyrien, héros des deux guerres mondiales, résistant, déporté à Mauthausen et député à l’Assemblée nationale dans les années 1950 ». Mais il avait aussi animé en 1938 une maison d’édition nationaliste, La Spirale, qui a publié deux revues dans lesquelles ont paru de nombreux articles anti-communistes, anti-allemands et antisémites.

L’armée explique que l’officier a lui-même écrit au moins un article en 1938 dans lequel il met en doute la loyauté des Français juifs. De quoi justifier la décision de renommer la promotion Loustaunau-Lacau 2016-2019 de Saint-Cyr.

 

Mais la démarche n’a pas du tout plu aux étudiants du magistère 1 de l’Issep. Pour eux, elle « jette l’opprobre sur une des plus hautes figures de la Résistance française et la condamne à l’oubli », dénoncent-ils encore dans leur tribune.

Ils développent leur argumentaire. « L’acte d’accusation est une lettre à l’authenticité douteuse, exhumée, paraît-il, des archives de l’armée allemande et dont l’exploitation s’est affranchie de tout contexte », estiment-ils. Les étudiants de l’Isseps font valoir qu’en 1940, d’anciens militaires « intoxiquaient les Allemands » et que le général avait pris, après la guerre, sa « distance » avec « l’anti-judaïsme » des années 1930.

Cette polémique, les étudiants en formation continue de l’école dirigée par Marion Maréchal, eux, l’ont évitée. Ils ont choisi pour parrain… l’écrivain et aviateur Antoine de Saint-Exupéry.

 

 Source : http://www.leparisien.fr/politique/les-etudiants-de-l-ecole-de-marion-marechal-ont-choisi-un-parrain-au-passe-antisemite-et-l-assument-06-12-2018-7962225.php

 


...finalement, quel nom  de promotion les étudiants de l'ISSEP ont-ils choisi ?

Le titre de l'article précise que les étudiants de l'ISSEP "assument" le choix du Gal. Loustaunau-Lacau alors que la conclusion annonce qu'ils auraient choisi St Ex...!

JMR


Longue vie à la Promotion général Loustaunau-Lacau !

...par le Col. Olivier Sastre - le 22/12/2018.

 

Rompant le majestueux silence du Marchfeld et figurant l’Empereur tutélaire,  le « Père Système  1 » à cheval s’adresse au général commandant les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Sa voix résonne, claire et forte, portée par la nuit de la lande

bretonne. Au delà des paroles, perceptible à ceux qui connaissent le sens et la portée de cette cérémonie, il y a dans la voix du jeune officier une émotion tangible qui, dans la question qu’il énonce, fait résonner bien d’autres questions, bien d’autres réflexions, bien d’autres doutes.

« Mon général, quel nom ne portera plus jamais cette promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr ? » 

Le général, lui-même saint-cyrien ne peut empêcher une introspection inquiète, propre à de nombreux officiers généraux de sa génération, marquée par l’incessant

frottement où s’arasent les hauteurs de leurs idéaux, rongées par les pluies acides des caprices d’une classe politique à la vue courte et basse et corrigée seulement par les lentilles jumelles de leurs échéances électorales et des exigences de leurs obligés.

Le général, qui avait été le major de sa promotion – le nègre, aurait dit Mac Mahon sans penser à tout ce que ce genre d’humour pourrait avoir d’offensant pour sa postérité – songeait en silence. De solennel qu’il était, le silence se fit gênant : tout à ses pensées, il négligeait de répondre à la question, pourtant scandée le plus

martialement du monde.

«  Mon général, quel nom ne portera plus jamais cette promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr ? » 

Cette question, le « Systus 2  » ne pouvait la répéter sans mettre le général dans une situation embarrassante. Du talon, il poussa l’éperon vers le ventre du cheval gris ; la jambe se détendit et le bruit des fers troubla la nuit calme.

 

HARO SUR LE HEROS

 

Le général revint à lui. Pourquoi lui demandait-on, en pleine paix, de débaptiser une promotion de Saint-Cyr, ordalie à laquelle avait échappé la promotion Maréchal Pétain ? Sur ce point, le général De Gaulle avait tranché en faveur de l’ancien colonel du 33° régiment d’Infanterie, assurant en substance « qu’un nom de

promotion de Saint-Cyr est un moment de l’histoire de France. On le garde quoi qu’il arrive et on l’assume » ! Pourquoi fallait-il qu’aujourd’hui on décide que l’on n’assumait plus rien, à part peut-être la hausse des taxes sur les carburants ? Voire !

Çà, le général l’avait bien vite compris en lisant l’Opinion, la feuille des temps libéraux. Un journaliste de Défense – qu’il aurait été plus juste de nommer d’attaque – s’était saisi d’une dépêche de l’AFP et avait décidé d’en exprimer toutes les moelles et tous les sucs. Surnommé le Pacha, en raison d’un goût pour les 

turqueries disaient certains, à cause de la manie curieuse de faire des phrases plaidaient les autres, il avait pris soin depuis quelques années d’avancer dans le grand jeu de cartes du pouvoir. Selon les mieux informés, il avait atteint, dans ce grand tarot, le rang des cartes habillées. Ni roi, ni reine, bien sûr. Ni même cavalier.

Pas encore. Non. Valet. Et c’est à lui que le Pouvoir avait confié le soin d’abattre le plus terrible et le plus terrifiant des arcanes. Le seizième. La Maison-Dieu.

Dans le tarot du Pouvoir c’est la lame qui fait vaciller toute couronne. Elle permet de précipiter quiconque en bas de la tour, si haut qu’il ait pu y monter. Celui qui l’a entre les doigts dispose d’un pouvoir absolu de destruction. Il faut en user avec sagesse, prudence et discernement. Toutes vertus qui ont disparu de la presse française depuis longtemps. Qu’importe, le Pacha s’en est saisi fébrilement ; il anime un blog, il faut écrire vite. Mais l’arcane de la Maison-Dieu est chargé des dons les plus utiles.

L’antisémitisme. Yes ! Le Pacha n’a pu s’empêcher de serrer son poing et de plier son coude, dans une cinétique virile, joyeuse et justicière qu’il ne joue que pour lui.

Peut-être un instant est-il saisi par le ridicule de sa situation, mais songez, l’antisémitisme est là. Tout est permis. Il n’aime pas les juifs ! Il n’aime pas les juifs ! Il n’aime pas les juifs ! … Le papier est déjà écrit. Avec la gravité et le poids que la Shoah confère à toutes choses. Capacité à juger des choses d’hier avec la morale

d’aujourd’hui. Pouvoir de condamner en même temps qu’on accuse. Apanage de l’amalgame. Recours aux heures les plus sombres de notre histoire. Reductio ad Hitlerum. Tout y est. Le Pacha se frotte les mains. Son œil s’allume. Il se rapproche de la pomme luminescente qui protège son clavier. Ça va être une tuerie. A-t-il lu le chapitre que Georges Loustaunau-Lacau consacre à sa déportation à Mauthausen ?

Son livre « Chiens maudits » ? Qu’importe, il est d’extrême-droite. Les phrases s’enchaînent, assassines, selon un plan qu’il maîtrise à la perfection.

- Sait-il ce que représentent sur le ruban rayé de rouge et de vert d’une croix de guerre, une palme et quatre étoiles ?

- Sait-il ce que signifie une Légion d’honneur reçue à vingt-trois ans sur le front ?

Qu’importe, il n’aime pas les juifs. A son retour de déportation, la violence des campagnes d’accusation du journal l’Humanité va entraîner sa mise en accusation, et c’est le juge Lévy qui interrogera le survivant Loustaunau-Lacau pour une atteinte contre la sûreté intérieure de l’Etat. L’instruction, qui durera jusqu’au

non-lieu de 1948 le blanchira entièrement de ces accusations infâmes. Le juge Lévy, qui avait échappé aux persécutions raciales grâce au refuge offert par la zone non occupée, avait déclaré : « En principe, je n’arrêterai pas un déporté de Mauthausen ».

Voilà un principe qui n’a pas effleuré M. Merchet, entièrement dévoué aux basses-œuvres qui lui ont été confiées.

Car Loustaunau-Lacau n’est qu’un prétexte. Le journaliste qui pose la question, confit dans l’entre-soi de la bien-pensance, ne prend pas même la peine de masquer ses accusations-sentences ?

« Cette affaire pose de nombreuses questions, la principale étant : Comment une promotion de Coëtquidan peut porter le nom d’un militant d’extrême-droite ? » Et bien, Monsieur le journaliste, peut-être parce que ce militant d’extrême-droite, s’il faut l’appeler ainsi est d’abord un officier exemplaire que le tumulte de deux guerres a révélé en héros. Un héros que seul l’amour de la France animait jusqu’au plus profond de son être. Et son antisémitisme ? Pour qui connaît Loustaunau-Lacau, ce ne peut-être que ce sentiment d’entre-deux guerres, traînant les scories de « l’Affaire », mais guidé, non pas par le racisme, mais par les questions que posait l’imminence de l’engagement total des armes de la France face à un ennemi terrible que le monde politique dans son ensemble a ignoré. Marc Bloch, Jean-Mathieu Boris, Raymond Aron et bien d’autres ont répondu de la plus brave des façons car ils étaient des Français juifs.

Bernanos l’a bien décrit : « Il y a une question juive. Ce n'est pas moi qui le dis, les faits le prouvent. Qu'après deux millénaires le sentiment raciste et nationaliste juif soit si évident pour tout le monde que personne n'ait paru trouver extraordinaire qu'en 1918 les alliés victorieux aient songé à leur restituer une patrie, cela ne démontre-t-il pas que la prise de Jérusalem par Titus n'a pas résolu le problème ?

Ceux qui parlent ainsi se font traiter d'antisémites. Ce mot me fait de plus en plus horreur, Hitler l'a déshonoré à jamais. »

Si Loustaunau-Lacau avait été un antisémite à la Céline, à la Darquier, il n’aurait jamais pu trouver à la Chambre un de ses seuls alliés objectifs en la personne de Jean Pierre-Bloch, député de l’Aisne, futur président de la LICA – qui deviendra LICRA et du B’nai B’rith – un des rares parlementaires SFIO ouvertement

antimunichois. Il ne se serait pas appuyé sur les travaux de Bertold Jacob, un juif allemand, qui pistait tous les détails de la montée du Nazisme depuis 1933. Cela ne s’appelait pas encore un « lanceur d’alerte », mais grâce à lui, l’ordre de bataille précis et complet de toutes les armées d’Hitler parut dans le périodique « L’Ordre

national » valant à Loustaunau-Lacau un grand succès d’estime, que tempérait l’hostilité des service secrets officiels. Toute vérité n’est pas bonne à dire.

Plus tard, notre « antisémite » rencontrera Blum dans la captivité commune d’Evaux-les-Bains d’où Vichy finira par le livrer à la Gestapo. Interrogatoires et tortures dans les caves de la rue du Cherche-Midi. La suite est connue.

Déporté à Mauthausen le 11 octobre 1943. Il y partagera avec une incroyable volonté le sort des juifs et des autres peuples ennemis du nazisme. Marie-Madeleine Fourcade, qui fonda avec lui le réseau Alliance, en témoigne ainsi : « Il tint jusqu’au bout, bien que condamné à une mort certaine par voie d’épuisement, sa blessure de Champagne toujours ouverte».

Cependant la malnutrition, l’affaiblissement causé par tant de geôles juxtaposées n’eurent pas raison de ce baroudeur extraordinaire, qui fut toujours pour nous un magnifique exemple de volonté et de courage.

Comme 5 % seulement des déportés dans ces camps d’extermination, il est revenu le 9 mai 1945 3  ». Il aura subi cinquante-quatre mois de prisons, de tortures et de bagnes.

 

Voilà l’homme que M. Merchet se réjouit de voir livrer à la vengeance froide du tribunal de l’histoire et du politiquement correct réunis. Qu’il se rassure il n’est pas le premier. A peine rentré dans son village du piémont pyrénéen, l’ancien déporté qui pèse 38 kilos, est invité à un vin d’honneur donné sous l’égide de « l’Union des

femmes françaises ». Il s’y rend en uniforme. Dès le lendemain, il sera accablé d’injures dans les feuilles communistes. Un professeur du collège écrit qu’il est fâcheux qu’il soit rentré de Mauthausen.

 

La correctionnelle et la cour d’appel lui rendront deux fois justice, mais jusqu’à sa mort, le parti communiste s’acharnera contre le Français rebelle.

 

Mais tout cela ne suffit pas à M.Merchet, qui trouve opportun de dénoncer l’un des officiers les plus droits et les plus valeureux de sa génération. Il commande actuellement l’opération Barkhane, et c’est une idée juste et pertinente de le mettre en cause pendant ce commandement opérationnel, face au danger quotidien des

attaques islamistes.

Mais la République est en péril, n’est-ce pas, et cela ne pouvait sans doute pas attendre. Je suis toujours prompt à saluer les belles consciences, et je le fais volontiers pour l’âme d’élite de M.Merchet.

Qu’a-t-il fait de si épouvantable ce général ? Il a envoyé une délégation d’élèves en tenue au Puy-du-Fou lors de la présentation de l’anneau de Jeanne-d’Arc à l’invitation de Philippe de Villiers.

 

Oui, Jeanne d’Arc, la jeune femme qui est à l’origine du premier Brexit et que la nation persiste depuis la loi du 10 juillet 1920 à associer à la fête du patriotisme. Le patriotisme. On comprend les sueurs froides de M. Merchet. Peste brune, no pasaran, toussa, toussa.

(Au passage, M. Merchet, j’attire votre attention sur une subtilité de la langue française que l’on ne semble plus enseigner à vos jeunes confrères dans les écoles de journalisme. Lorsque vous écrivez « le (soi-disant)

anneau de Jeanne d’Arc », vous prêtez à cet objet inanimé la capacité de dire par lui-même (soi-disant) qu’il a appartenu à la bergère de Domrémy. Or, sauf à penser qu’il possède des dons exceptionnels qui auraient fait les délices de Tolkien, il est préférable de dire « le prétendu ou le supposé anneau de Jeanne d’Arc ». Cette

rectification sous une plume aussi prestigieuse que la vôtre ne manquerait pas d’édifier les responsables pédagogiques des bons instituts et bonnes écoles, et par ruissellement, celles et ceux qui s’instruisent – non pas pour vaincre- mais pour devenir les futur.e.s Albert.e.s. Londre.s. dont notre pays a tant besoin)

 

NAVARRE  SANS PEUR…

 

Mais laissons le Pacha louvoyer dans les basses eaux et revenons dans la lande bretonne.

« Cette promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr ne portera plus jamais le nom de Général Loustaunau-Lacau ».

D’une voix triste et glacée, le général a prononcé l’arrêt. Il se retourne et s’en va.

Napoléon rejoint le grand carré de ses maréchaux et d’une volte, tous ces cavaliers d’un autre âge quittent le Marchfeld, rapides et légers, comme des rêves ébauchés.

Aucun chant ne monte des jeunes poitrines. La nuit glacée a figé les casoars dans une froide immobilité. Le temps est long. Surtout lorsqu’on se relève et que l’on est une promotion sans nom.

Le lieutenant-colonel qui les commande serre les dents.

 

Bien sur, la cérémonie que je viens de décrire n’a pas eu lieu. On lui a préféré unµprocès sans témoins. Quelques courriels. Quelques contacts entre cabinets. Un petit coup de fil. Et voilà. « Navarre » n’existe plus. Voilà comment la République efface ses héros.

Navarre. Mon vieux Navarre. Ils vous ont eu, les salauds. Vous le dernier Cyrano. Assommé par les médiocres. Dans le dos. Vos ossements blanchis n’ont pu rester présentables plus d’un an. Vous voici retourné parmi les Français rebelles. A jamais.

 

Haï et pourchassé par les communistes. Suspect aux gaullistes. Dénoncé et livré aux Allemands par Vichy. Torturé et déporté. Et aujourd’hui, vendu pour un plat de lentilles.

J’ai le plus grand mal à penser qu’un juif puisse en vouloir à ce point à un déporté de Mauthausen. Un communiste ? Vous ne les avez pas ménagés, mais c’était au temps où ils préparaient le noyautage et la sédition de l’armée française.

La désertion de Thorez a montré combien vous aviez raison. Aujourd’hui que la faucille a disparu et que le marteau est sans maître, pensez-vous qu’ils vous en veuillent encore ? La théorie du neveu de Kessel – la France aux ordres d’un cadavre (4) – serait-elle toujours d’actualité ? Difficile de le vérifier.

 

Avez-vous plutôt été trahi par un soldat, qui aurait proposé de débaptiser la promotion afin de prévenir

des ennuis de cabinet ? Je ne parviens pas à y croire…. Je vous dirai tantôt quelle est ma conviction. Mais avant, Navarre, cher vieux Navarre, je me souviens.

Je me souviens. Ce monde médiocre, vous lui aviez déclaré la guerre, dès votre plus jeune âge.

« Les vacances venues, j’aimais les passer à Navarre humble masure perdue au milieu des ceps. Il n’était pas besoin pour que le vin fût bon d’appellation ni de contrôle, car chacun, maître ou valet, mettait un point d’honneur à ce que le cru fût réputé à la ronde. Parfois, le mois d’août défilait mal, avec ses deux fléaux planant comme un épervier sur la ferme : la grêle et la mévente. Alors les hommes, si calmes d’habitude, devenaient nerveux et les femmes pleuraient sur des riens. Je pressentais, sans que nul l’expliquât, la lutte muette du paysan, les lois de son obstination et de sa méfiance, et il me paraissait plus grand que l’homme des villes aux tâches orchestrées. (…)

- Aceste cop, que l’habem ! ( Cette fois, c’est pour nous !)

Je me souviendrai toujours de la scène. Nous étions à la vigne, l’oncle et moi. Il passait en revue ses ceps comme un général ses troupes, et s’arrêtait de-ci, de-là, pour pincer quelque grappe bien venue, plus fier d’elle que Napoléon de sa garde.

Le ciel, de gris pervenche, se fit soudain gris sale et, très vite, gris noir. Derrière le coteau, le monstre avait surgi et se dirigeait vers l’est, soutenu par la violence du vent. Arrivé au dessus de la plaine, il fit brusquement demi-tour et piqua sur nous comme s’il nous avait vus.

L’oncle eut tout juste le temps de me coiffer d’un tonneau vide. Le monstre creva sur la vigne sous la forme de projectiles glacés débouchés à zéro. Ce fut horrible. Par le trou de la bonde, je vis tournoyer feuilles et grappes, coupées au rasoir. L’oncle Anselme, resté debout, les poings serrés, subissait l’avalanche, immobile, et son visage exprimait la douleur poignante de l’injustice. (…)

Plus tard, sous la grêle de feu qui a dévasté deux fois la France, j’ai essayé de me tenir comme l’oncle, mais je n’ai pas toujours réussi.

- Ne demoure pas areü ! (Il ne reste rien !) Telle fut la seule parole qu’il prononça en rentrant, et la veillée funèbre commença autour du cadavre de la vigne. Le lendemain, comme je racontais à l’instituteur le carnage de Navarre, ce pédagogue de marque voulut bien me confier qu’un jour allait venir où l’Etat prendrait à son

compte les vignes et la grêle pour le bonheur de tous. Je me hâtai de rapporter la bonne nouvelle à la ferme.

-L’Etat, coupa l’oncle, est bien pire que la grêle lorsqu’il s’occupe du paysan (5) . »

Comme votre vie de soldat, d’officier, de Français est déjà là, enracinée dans une lignée béarnaise où les ancêtres ont construit pour vous des « monuments de patriotisme, de silence et d’amour ». Vous ajouterez à l’édifice le courage, physique, intellectuel, moral. L’humour, qui se faisait d’autant plus cinglant qu’il s’appliquait à ceux qui étaient vos chefs. Le discernement. L’esprit de résistance. L’esprit de justice. La volonté.

  

ON ACHEVE BIEN LES HEROS

 

En retirant votre nom d’une promotion de Saint-Cyr qui le porte fièrement, le monde politique ne veut pas sanctionner une personnalité antisémite de la IIIe République.

Personne n’est dupe, pas même les juifs. Car une chose est certaine : s’il y avait eu davantage de Loustaunau-Lacau dans les rangs des militaires des années trente, pas un juif n’aurait été déporté, car aucun soldat de l’Allemagne nazie n’aurait pu prendre pied en France.

En revanche, l’effacement du nom, le « débaptême », dessine en creux les qualités attendues pour un officier qui souhaiterait faire une belle carrière dans la France du Président Macron : être l’Anti-Loustaunau-Lacau.

Dressons-en le portrait propret. Un officier qui, s’il est doté par hasard de courage physique, ne possède en revanche pas une once de sa version intellectuelle.

Croyant en l’homme et en l’Europe, il se voit comme un soldat de la Paix au service de la bonne gouvernance mondiale. Son sens de la discipline s’est affiné jusqu’à se sublimer dans un effacement complet. Dur à ses subordonnés- sauf lorsqu’ils appartiennent à des minorités politiquement gratifiantes – il sait prévenir

agréablement les désirs de ses chefs, auxquels il aura toujours soin d’épargner le récit de la vérité. Féru d’éthique plus que de devoir, c’est un lecteur assidu de la revue « Inflexions », dont il n’a retenu, par aphérèse, que la partie « flexions ».

Ouvert sur la diversité, il en respecte les différences, même quand elles sont portées par des ennemis de la République. Il est éco-responsable. Son bilan carbone est en cours.

A ce compte, on s’aperçoit que les élèves-officiers de Saint-Cyr auraient été mieux inspirés de choisir Gamelin comme parrain de promotion ou « le plus noble et le plus humains de nos chefs militaires » le Maréchal Pétain.

Je sais, je n’ai pas le droit d’écrire ça, mais rassurez-vous, je ne faisais que citer Léon Blum. Mais venons-en à

la vraie raison de votre éviction.

Dès le début de votre carrière d’officier supérieur, votre affectation comme « plume » de Pétain vous a fait côtoyer la France politique. Comme De Gaulle, vous avez essayé sans succès de convaincre les décideurs du pays. Lui, par le livre. Vous par le contact, les voyages parlementaires, les réseaux. Deux échecs, contrecarrés par l’aveuglement, l’absence de vision stratégique, la priorité de l’idéologie sur l’intérêt national, la faiblesse morale de la classe politique. Tout cela a créé un boulevard à Hitler. Léon Blum avait toujours voté contre les crédits militaires et l’allongement du service militaire. Au moment où Hitler réoccupait la Rhénanie, la SFIO faisait campagne avec le slogan «  Pas un sou, pas un homme pour l’Allemagne » .

Edouard Daladier a incarné mieux que tout autre cette politique aveugle, irresponsable et veule, tout en distillant jour après jour les mensonges les plus cyniques et les plus démagogiques. Vous l’avez vite cerné : «  Il tendait le poing aux deux cents familles comme s’il n’en faisait pas partie. (…) Proclamer des idées de

sans-culotte en trinquant à la Veuve-Clicquot, goût sec, c’est moins original qu'écoeurant. Nous ne recevions pas un imbécile comme ministre, mais bien pis, un comédien (…). Pour faire face à l’hystérique qui se déchaînait outre-Rhin, il eût mieux valu, tout simplement, un homme ( 6 ). » Votre analyse cinglante était confirmée par l’exemple, par un homme à l’expérience que rien ne trompe.

René Girier, dit René-la-Canne, qui s’y connaissait en opulences, avait été « rencardé » sur une maison des plus rupines, celle de Daladier. Mettant la main sur le coffre-fort ventru avec sa petite équipe, il ne rencontra pas le « taureau du Vaucluse » mais sa très nombreuse domesticité. Grand Seigneur, « la Canne » laissa au Maître d’hôtel les enveloppes contenant la paye du personnel. Les années trente n’étaient pas sombres pour tout le monde.

Plus tard, alors que le réseau Alliance rencontrait ses premiers succès, Pétain vous a livré aux Nazis. Il n’a rien fait pour empêcher votre déportation. Vous ne lui deviez rien. Et pourtant, survivant inattendu et peu espéré,

vous êtes venu témoigner afin de porter un peu de lumière sur le complot médiocre qui voulait que l’on chargeât de toutes les fautes le vieillard- ce pelé, ce galeux - en s’arrangeant entre amis pour s’exonérer de toutes celles qui l’avaient porté au pouvoir et précipité la France dans la tourmente.

Et ça, Georges Loustaunau-Lacau, c’est votre vraie faute : Le monde politique d’aujourd’hui, qui ressemble trait pour trait à celui des années trente, ne vous le pardonne pas. L’incessant vacarme de la mémoire fabriquée et de ses réponses toutes faites s’est levé pour faire taire votre voix. S’il en fallait une nouvelle preuve, la voici.

 

Quelques jours plus tard, Jean-Dominique Merchet convoque sur son blog pour reclouer votre cercueil, une

historienne dont la thèse est limpide puisqu’elle est annoncée dès le titre : «Loustaunau-Lacau était considéré comme un dingue ».

Dernière phase du procès stalinien classique : La psychiatrisation de l’accusé.

D’où vient Johanna Barasz, historienne? De l’université, où elle se spécialise dans le Vichysme, puis Science-Po Paris, où elle enseigne le contenu de sa thèse de doctorat. Mais très vite, elle bascule dans la vie politique (comprendre : elle va en vivre) en devenant coordinatrice du pôle éducation-culture au Parti socialiste. Cet engagement sera récompensé par un poste au cabinet de Vincent Peillon, Ministre de l’Education Nationale en mai 2012. Elle y sera chargée des « questions de sociétés et des arguments ». Elle y demeurera après le départ de son ministre, en 2014, recasée un temps comme chargée de mission auprès de la DGESCO (7) puis en devenant n°2 de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine

anti-LGBT (DILCRAH) où notamment, elle coordonne la politique interministérielle en matière de lutte contre le racisme et l'antisémitisme dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Sans vouloir mettre en cause le moins du monde les compétences historiques de cette brillante universitaire, il n’est pas interdit de penser qu’elle n’écrit plus en historienne mais en forgeuse de légendes. En parcourant son intervention sur le blog « Secret-Défense » écrite d’une plume trempée dans l’encrier de la gauche morale, bien installée dans le carré VIP du pouvoir, elle montre son vrai métier, qui n’est plus celui d’historienne mais de communicante, chargée de la rédaction d’éléments de langage. Répondant de façon décousue à Jean-Dominique Merchet, égrenant les « on-dit » et les suspicions les plus diverses, sans pouvoir mettre en avant un élément probant qui puisse justifier l’indignité faite à Georges-Loustaunau-Lacau, elle finit par avouer :

« Pour l’historien plongé dans le dossier Loustanau-Lacau, il arrive un moment où cela devient difficile à suivre, voire incompréhensible et surtout plus révélateur de grand-chose à part de ses propres contradictions... ». Incompréhensible dites-vous ?

 

Je veux bien vous croire. Il fut un temps où la gauche se préoccupait de la Patrie française et refusait de la dissoudre dans une Union européenne antidémocratique.

Un temps où l’éducation donnait deux fois plus de chances qu’aujourd’hui aux enfants d’ouvriers d’accéder aux parcours supérieurs. Un temps où cette même gauche se préoccupait des questions sociales qui n’étaient pas encore le faux-nez d’une politique communautariste abritée derrière le paravent des luttes sociétales, où tout le monde est l’ennemi de chacun et réciproquement. Où elle ne bradait pas l’industrie française pour transformer en chômeurs de longue durée les ouvriers et les soumettre au magistère moral et caritatif du « care ».

Je crois, en effet, Madame, que vous n’avez rien compris. Et surtout pas ce qu’est l’esprit de résistance. Passant sous silence les 438 morts pour la France du réseau Alliance, vous ne le trouvez efficace que lorsque son créateur est à Alger, en 1941. Vous aurez bon cœur d’accepter que jusque là, ils ont montré plus d’efficacité que les réseaux communistes… qui n’existaient pas.

Mais surtout, en collant vos petites étiquettes, en donnant vos bons points d’institutrice du prêt-à-penser post-moderne, vous méconnaissez cet esprit qui irrigua la Résistance. On ne demandait pas à un combattant d’où il venait, ni ce qu’il pensait, mais bien ce qu’il était prêt à faire pour libérer son pays. La vraie fraternité était là, vivante, vivace, au maquis, dans la clandestinité des réseaux, dans la terreur sombres des camps. Aragon, qui comme Loustaunau-Lacau avait reçu la croix de guerre 1914-1918 ne s’y trompait pas :

 

« Un rebelle est un rebelle

Nos sanglots font un seul glas

Et quand vient l'aube cruelle

Passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Répétant le nom de celle

Qu'aucun des deux ne trompa  »

 

Aujourd’hui, dans nos armées, on ne demande jamais à une jeune Française ou un jeune Français qui veut s’y engager : «  Pour qui votes-tu ? » Nos soldats sont laissés libres de leurs pensées et de leurs croyances. On leur confie une arme pour la défense de leur patrie commune. On leur demande de servir la France. C’est tout,

mais ce tout est leur fraternité. Et l’idée que l’on puisse retirer de cette fraternité le nom d’un soldat qui s’est battu pour la France de façon exemplaire, est une insulte qu’on leur fait. Les erreurs se pardonnent. Les insultes ne s’oublient pas.

 

Que reste-t-il de ce gâchis ?

Il reste aujourd’hui, attisées par la rancœur des procureurs indécents de confort du tribunal de la pensée, des cendres mal éteintes. La ministre des armées devrait s’en inquiéter. Le moral fait partie de l’équation de la guerre. C’est un terme multiplicateur.

Et dans une multiplication, lorsque l’un des termes est égal à zéro, il devient un élément absorbant. Qu’elle prenne garde, aveuglée par une idéologie mal construite d’humilier l’armée de Terre en couvrant de son autorité des complots de bas étage.

Il reste aujourd’hui que l’armée de Terre a subi la tyrannie du politiquement correct pour de mauvaises raisons. Toutes ces raisons mises bout à bout n’empêchent pas que la vie de Georges Loustaunau-Lacau demeure un hymne à la France. Les forces terrestres s’en relèveront et poursuivront leur mission. En opérations extérieures, comme en opérations intérieures au service de leurs concitoyens. Sans compter leur

temps, passé loin des leurs. Sans faillir. Sans se plaindre. Sans endosser un gilet jonquille. Mais profondément humiliées qu’on ose lui dire, de haut et le derrière bien au chaud, où elle doit choisir ses héros. Aucun autre grand corps de l’Etat n’a été outragé de la sorte. Enfin, pas depuis la démission du général de Villiers.

 

Il reste aujourd’hui un Service historique de la Défense qui s’est saisi d’une mission qui n’est pas la sienne, celle de commissaire politique. Une mission qui trahit son rôle traditionnel et qui accélère l’inféodation de l’histoire à la mémoire.

L’instrumentalisation de cette dernière à des fins politiques ou partisanes est une tendance régulière depuis quelques années que rien ne semble pondérer, pas même le bien du service ni le succès des armes de la France. Un officier républicain et démocrate comme l’auteur de ces lignes est en droit de le regretter.

Il reste aujourd’hui la famille d’un grand homme, dont le choix comme nom de promotion, a réhabilité le courage et le dévouement. Dans une absolue dignité, cette famille souffre et ne comprend pas l’affront qui lui est fait. Le moins que les Armées puissent faire est de rendre publics les documents – réclamés par le SHD à l’armée allemande – et qui ont servi de preuve à charge dans un procès inique, où personne n’a défendu l’accusé. Il serait immoral et odieux que ce document demeure un jour de plus caché. Il doit être rendu public, comme tous ceux qui servent à charge ou à décharge dans ce dossier. Il doit être discuté et commenté librement et en dehors de tout arbitraire.

Il reste aujourd’hui, une promotion orpheline d’un grand parrain. Des élèves qui ont le sentiment d’avoir été trahis. Foutons-leur la paix. Ne les rééduquons pas. Ils ont plutôt la tête bien faite pour choisir un officier empli de vertus exemplaires comme parrain. Pas de parcours de mémoire. Pas de passé fabriqué. Des parcours du combattant, oui. Ils en auront besoin.

C’est bien sûr à la famille, à la promotion et son encadrement que je songe en achevant ce papier. Et à vous Navarre. Vous resterez l’exemple absolu du devoir accompli, quoi qu’il en coûte.

«  L’indifférence n’est pas une façon de vivre ».

Longue vie à la Promotion Général Loustaunau-Lacau !

 

© Colonel (e.r.) Olivier SASTRE

 

1 A Saint-Cyr, nom traditionnel du représentant des élèves d’une promotion

2 Diminutif du « Père Système »

3 Marie-Madeleine Fourcade – L’Arche de Noé - Fayard

4 Maurice Druon – La France aux ordres d’un cadavre – De Fallois

5 Georges Loustaunau-Lacau – Mémoires d’un Français rebelle – Robert Laffont 1948

6 Georges Loustaunau –Lacau - op.cit

7 Direction générale de l'enseignement scolaire

8 Louis Aragon – « La Rose et le Réséda » - La Diane française ( 1944)

 

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Le général Loustaunau-Lacau





Lors de la mobilisation en août 1914, sous-lieutenant, il est affecté comme officier de liaison au 332e régiment d'infanterie. Promu lieutenant en juillet 1915 puis capitaine en juin 1916, il reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur en juillet 1917 en tant que « commandant d'une compagnie de mitrailleuses, d'une bravoure remarquable ». 

 

Blessé légèrement d'un éclat d'obus en février 1918, il est nommé en juin au centre d'instruction des officiers américains. Il est décoré de la croix de guerre avec palmes (3 palmes, 1 étoile).

 

Après la guerre, il rejoint l'École de guerre, où il est le condisciple de Charles de Gaulle. Il sort en tant que major de promotion. Il est promu chef de bataillon en décembre 1931. Il appartient ensuite aux états-majors de Weygand et de Lyautey avant de devenir officier détaché à celui du maréchal Pétain entre 1934 et 1938, succédant à de Gaulle au poste d’écrivain d’État-Major.

 

Il est l'initiateur à la fin de 1936 d'un service de renseignement anticommuniste dans l'armée, les réseaux Corvignolles. Son nom apparaît surtout lors de l’affaire de la Cagoule lorsque Corvignolles fut considéré semble-t-il faussement comme étant la « Cagoule militaire ». 

 

Cette image restera à jamais liée à son nom. En l'absence d'archives, toutes vraisemblablement détruites lors de la découverte du réseau Corvignolles en février 1938, les seuls renseignements précis dont on dispose sont ceux issus des dépositions de Georges Loustaunau-Lacau lui-même.

 

Dans le procès-verbal de son audition du 6 février 1946 avec le juge Robert Lévy, Loustaunau-Lacau explique : « Le but de Corvignolles était de détecter les cellules communistes qui pouvaient se former dans l'armée. Une fois cette détection faite, la cellule en question était signalée à l'autorité compétente qui la dissolvait en dispersant ses membres en différents corps.

 

En dix-huit mois, il y a eu 150 à 200 dissolutions de ce genre. […] [L]e travail de Corvignolles était connu du ministre de la Guerre (Daladier) [et] du général Gamelin […] »

 

Il est en contact avec le Parti populaire français de Jacques Doriot, avec le colonel de La Rocque du parti social français en 1937 et avec Charles Maurras afin d'aboutir à l'union des droites. Loustaunau-Lacau est placé en position de non-activité le 15 février 1938 par sa hiérarchie. Il fonde l'Union militaire française, qui signe un "pacte anticommuniste" avec le PPF de Doriot à l'automne 1938. Loustaunau-Lacau apparaît lors de meetings du PPF début 1939, pour réclamer la dissolution du parti communiste. Il anime aussi une société d'éditions, La Spirale, qui publie deux périodiques, l'un anticommuniste, Barrage, et l'autre antiallemand, Notre prestige, qui fusionnent en novembre 1938 sous le nom de l’Ordre national; il signe ses articles sous le pseudonyme de « Navarre », un pseudonyme qu'il utilise aussi pour les organisations qu'il anime. 

 

Il fonde fin 1938 l'Association de défense de la nation, pour demander l'interdiction du Parti communiste en France et trouve le soutien de députés comme René Dommange et Jean Montigny. 

Il est en relation avec des activistes anticommunistes suisses comme Jean-Marie Musy, pour la diffusion en France du film anticommuniste La Peste rouge, et participe à une réunion internationale en février 1939 à Genève de l'Entente internationale anticommuniste de Théodore Aubert. En juin 1939, il est délégué général de la Ligue des patriotes reconstituée.

 

Il est réintégré dans l'armée en septembre 1939 puis arrêté au front, le 22 mars 1940, sur ordre de Daladier, président du Conseil, et emprisonné à la forteresse de Mutzig près d’Obernai. Il est libéré le jour de la Pentecôte 1940, grâce à quelques appuis — dont celui du colonel Groussard, commandant en second de Saint-Cyr en 1940. 

Il prend alors part à la bataille de France dans le secteur de Verdun et revendique la destruction de 22 chars ennemis par les troupes disparates sous ses ordres le 14 juin, jour où il est commotionné puis grièvement blessé et fait prisonnier. 

Soigné à Châlons-sur-Marne, il parvient, par un coup de bluff, à se faire libérer en août 1940.

 

Il poursuit à Vichy ses activités de renseignement et d'action souterraine. Il agit alors dans un sens tout à la fois anti-allemand, anticommuniste et antigaulliste. Nommé par Xavier Vallat, en septembre 1940, délégué général de la Légion française des combattants, dont le siège est à l’hôtel des sports à Vichy, il entreprend d'y recruter des agents qui établiront des liaisons avec les services anglais et fonde le réseau Navarre (son nom de plume) qui, devenu le réseau Alliance, sera plus tard dirigé par Marie-Madeleine Fourcade. 

 

Il recrute d'abord parmi les anciens de Corvignolles et de la Spirale, c'est-à-dire au sein de la droite nationaliste et de l'armée. Son réseau travaille alors pour les services britanniques, à partir d'avril 1941.

 

Xavier Vallat le renvoie de la légion en novembre 1940. Passé en Afrique du Nord, il est arrêté pour dissidence par le général Weygand en mai 1941. Évadé, il reprend le maquis en France. Arrêté, livré par Vichy, à la Gestapo il demeure six mois dans les caves du capitaine de la Waffen-SS Hugo Geissler, subit cinquante-quatre interrogatoires, et condamné à mort, il est déporté en juillet 1943 au camp de Mauthausen. Il parvient à survivre à l'internement puis à la marche « de la mort » de 11 jours lors de l'effondrement de l'Allemagne nazie.

 

À son retour en France, il est cité comme témoin au procès du maréchal Pétain où il prononce une déclaration fracassante et bien à rebours de l'esprit de l'époque :

 

« Je ne dois rien au maréchal Pétain, mais je suis écœuré par le spectacle des hommes qui, dans cette enceinte, essaient de refiler à un vieillard presque centenaire l'ardoise de toutes leurs erreurs. »

 

En octobre 1946, il est mis en accusation dans le cadre du procès de la Cagoule : on lui reproche son militantisme d'extrême droite et ses activités conspiratives d'avant 1939.

Il est arrêté en juin 1947 par l'adjoint du commissaire de police qui l'arrêta en 1941. Il passe six mois en prison et bénéficie d'un non-lieu en février 1948. 

 

Simon Epstein, dans son ouvrage Un paradoxe français (2008), nous livre la réflexion suivante à propos de cette incarcération : « Nombre d'antifascistes de 1936, basculés collaborateurs en 1940 mais experts à se faire pardonner en 1944, auront connu une Libération plus paisible que celle qui s'acharna sur ce résistant de la première heure, rescapé de Mauthausen et des « marches de la mort » (p. 398) ».

 

Il entame une nouvelle carrière politique et est élu le 17 juin 1951 député des Basses-Pyrénées sous l'étiquette de l'Union des nationaux indépendants et républicains (il siège au groupe des Français indépendants, qu'il a créé avec Jules Valle). 

 

Il meurt à Paris le 11 février 1955, le jour de la parution au Journal officiel de sa nomination au grade de général."

 

Source : https://www.camps-parachutistes.org/t8246-general-loustaunau-lacau-nom-de-promotion-du-1er-bataillon-de-st-cyr#29551


"CHIENS MAUDITS"

Souvenirs d'un rescapé des bagnes hitlériens

...par le Gal. Loustaunau-Lacau.

Télécharger l'original du livre du Gal. Loustaunau-Lacau

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"Chiens maudits"
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A lire calmement....

Les médias ont condamné ce héros de la résistance bien hâtivement...! JMR


Lire aussi : 

  

Qui était LOUSTANAU-LACAU ? Que penser de cette décision de la hiérarchie de refuser sa nomination ?

  

https://www.asafrance.fr/item/qui-etait-loustanau-lacau-que-penser-de-cette-decision-de-la-hierarchie-de-refuser-sa-nomination.html


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